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Sabrina, avec une mine embarrassée, dit à sa mère :

SABRINA : maman, tu peux cesser tes commérages s'il te plaît ? Tu ne vas tout de même pas continuer à jouer la femme stupéfaite, chaque que nous croiserons un bâtiment ou une pancarte, ça devient génant pour moi de t'avoir comme mère.

MERE : mais ma chérie, nous voyagions si peu auparavant et encore moins à l'autre bout du pays, c'est normal que je sois curieuse sur ce qui nous entoure en ce moment, le paysage est tellement différent par ici.

# Posté le samedi 28 octobre 2006 05:49

Modifié le vendredi 22 décembre 2006 22:24

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SABRINA : ( sarcastique) mais oui bien sûr, tout à l'heure j'ai aperçu un arbre et pleins d'autres encore...c'est clair que là où l'on vivait il n'y en avait pas, c'est du jamais vu.

La mère se tû et se contenta de fixer intensément sa fille.
Sabrina n'eut pas besoin d'utiliser un traducteur pour comprendre.
C'était le genre de regard qui en disait long. Sa mère s'exprimait ainsi lorsqu'elle n'était pas contente ou en en colère. Pourtant, quelqu'un ne la connaissant pas aurait pu penser en voyant cette expression, que la personne semblait ailleur, perdue dans ses rêves.
Mais il en était tout autre et ça, Sabrina connaissait suffisament sa mère pour le savoir.
Elle agissait de la même manière, en tant que rédactrice en chef d'un célèbre magazine féminin, avec ses employés.

Sabrina soupira et déclara :

SABRINA : excuse moi maman, c'était de l'humour et tu devrais penser à t'en servir de temps en temps.

# Posté le samedi 28 octobre 2006 06:02

Modifié le vendredi 22 décembre 2006 22:24

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MERE : sache ma fille que dans la vie, l'humour n'a que très peu sa place parmis les gens dans la socièté actuelle.

SABRINA : justement, l'humour est le remède idéal au mal être de la société

PERE : désolé de vous importuner mesdames, mais inutile de rentrer dans un débat comme celui ci je pense.

MERE : tu as raison chéri

# Posté le samedi 28 octobre 2006 06:08

Modifié le vendredi 22 décembre 2006 22:25

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Sabrina préféra ne pas répliquer et sombra dans ses pensées.
Elle se repassait les images du jour où ses parents lui avaient annoncé leur déménagement prochain pour New York.
Terrible choc pour elle. Quitter San Francisco ?! Jamais ! avait elle crié.
Mais sa petite rébéllion s'avérait bien faible face au pouvoir de décision de ses parents.

Quelle déchirement lorsque la jeune fille avait annoncé cette nouvelle à ses amis.
La tristesse s'était emparée de chacun.
Et l'heure des adieux arriva très vite.

" je viendrai te rendre visite à New York un jour, mon oncle et ma tante habite là bas"

Ainsi furent les dernières paroles de sa meilleure amie Ashley juste avant le départ fatidique.

# Posté le samedi 28 octobre 2006 06:23

Modifié le vendredi 22 décembre 2006 22:26

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Des aboiements provenant du coffre de la voiture tirèrent la jeune fille de ses pensées.
Sabrina demanda :

SABRINA : T'es certain que Lina n'étouffe pas papa?

PERE : mais non, je me suis arrangé pour que l'air lui parvienne et puis c'est une chienne robuste, elle ne va pas manquer de souffle pour si peu.

SABRINA : tout de même, c'est si dramatique que ça de la laisser s'installer à côté de moi ?

PERE : et la banquette? Tu y as pensé à la banquette ? Apparement non, et il est hors de question de me l'abimer. Surtout avec une chienne aussi énergique que Lina.

Une fois de plus, Sabrina préféra ne pas insister.

# Posté le samedi 28 octobre 2006 06:32

Modifié le vendredi 22 décembre 2006 22:26